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Janvier 2013 | n° 309
Égalité et/ou diversité à l’école
Chaque élève est unique. Comment prendre en compte ses spécificités et ses différences sans le distinguer du groupe, mais en le valorisant ? Dans quelle mesure les acteurs de l’école devraient-ils considérer en particulier ses appartenances culturelles, ou au contraire devraient-ils traiter tout le monde de manière égale ? Où trouver un juste milieu, qui resterait encore à adapter au contexte de chaque école?

Sommaire
[Édito] Égalité et/ou diversité à l’école
Nathalie Caprioli
Chaque enfant est unique ; chaque élève est unique. Comment prendre en compte ses spécificités et ses différences sans le distinguer du groupe, mais en le valorisant ? Dans quelle mesure les acteurs de l’école devraient-ils considérer en particulier ses appartenances culturelles, ou au contraire devraient-ils traiter tout le monde de manière égale ? Où trouver un juste milieu, qui resterait encore à adapter au contexte de chaque école?
Compétences interculturelles à l’école: entre diversité et égalité
Audrey Heine et Laurent Licata
Attente exprimée par un enseignant dans le cadre d’une formation sur le thème des compétences interculturelles: "Moi ce que j’attends de la formation, c’est qu’on nous donne des informations sur la culture marocaine, la culture turque, la culture congolaise, et d’autres. Je ne voudrais pas faire de "gaffes" avec mes élèves d’origine étrangère en classe. Parfois on ne se comprend pas, on ne maîtrise pas les codes culturels et c’est dommage."
Familles, écoles : un choc culturel ?
Xavière Remacle
La plupart des écoles sont conscientes de la nécessité de mieux connaître la réalité socioculturelle des familles de leurs élèves, mais elles ne réalisent pas ce que ça implique comme modification de savoir-être et de posture. Elles veulent bien une solution cosmétique mais pas de changement en profondeur. Pourtant, nombreuses sont les équipes éducatives des écoles de quartier populaire qui font la demande de formation à la communication interculturelle. Elles sont très intéressées par cette démarche en trois étapes (décentration, empathie, négociation). Mais sur le terrain, leur enthousiasme retombe et la routine les rattrape.
"Nous ne nous posons jamais la question"
Nathalie Caprioli
L’Institut Saint-Charles à Molenbeek compte 400 enfants en primaire et 225 en maternelle. Il compte aussi 37 nationalités. Une tour de Babel? Pas vraiment. Simplement une école où l’enfant est considéré pour ce qu’il est, unique, et non pas en permanence en fonction de ses origines. Une école où le défi ne serait pas tellement de développer une communication interculturelle entre enseignants et élèves, mais bien d’améliorer le lien entre la culture de l’école et celle de la famille.
[+] Maître très spécial en éducation aux médias
Entretien avec Jean-Paul Vitry
 
SUPPLÉMENT AU DOSSIER
 
A l’Institut Saint-Charles à Molenbeek, Jean-Paul Vitry, 26 ans, a fait vivre et évoluer un projet d’éducation aux médias qui aurait pu simplement devenir une "garderie". A l’idée d’un journal scolaire ont succédé des contes audio puis des courts-métrages. Avec sa double casquette (un background d’instituteur primaire et un bac en communication), il se permet d’autant plus audaces qu’il ne préjuge pas de l’intérêt des enfants ni de leur niveau scolaire, ou de leur origine culturelle.
Article en supplément au dossier
De quoi Masterchef est-il le symptôme? Quelques réflexions sur l’autorité aujourd’hui
Vincent Flamand
Aujourd’hui, on ne compte plus le nombre d’émissions qui se passent derrière les fourneaux et ont pour objectif de mettre des candidats sur le grill. Il n’est presque plus possible d’allumer son téléviseur sans tomber sur un dîner presque parfait, une recette vraiment succulente, un talk show où un acteur connu déguste des lasagnes en évoquant son dernier film (ou la faim dans le monde, c’est selon). La recette du succès, en quelque sorte. Et si cette inflation culinaire, loin de n’être qu’anecdotique, était le symptôme d’un changement profond de société, le signe d’un désespoir anthropologique invisible, le lapsus d’une époque qui n’a peut-être que mets à la bouche pour ne plus avoir à vivre selon les règles immuables de notre condition d’êtres parlants?
Quand les parents s'en mêlent
Entretien avec Judith Carpiaux
Quelle place les parents peuvent-ils occuper dans une classe de primaire? Quel intérêt pour l'élève,l'instituteur ou le parent? C'est de cette triade dont il est question dans l'expérience relatée par Judith Carpiaux, institutrice à la Libre école Rudolf Steiner de Court-Saint-Etienne. En cinq séances, les enfants de quatrième classe vont découvrir et pratiquer la calligraphie arabe et japonaise grâce à Hicham et Yoko, deux parents acteurs de cette aventure partagée.
[+] L’école pour les parents
Véronique Baudrenghien
 
SUPPLÉMENT AU DOSSIER
 
Que fait-on dans un hôpital pour enfants ? On les soigne pour qu’ils guérissent ! Que fait-on dans une école pour enfants ? On enseigne pour qu’ils apprennent ! Quand on rencontre les parents d’enfants malades dans un hôpital, c’est pour leur parler de médicaments, de traitements, … et cela, quelle que soit leur origine sociale ou culturelle. Quand on rencontre les parents d’élèves dans une école en discrimination positive, c’est pour leur parler de… couscous, thé à la menthe, moambe, pagnes, sari… !
Article en supplément au dossier
Des enseignants interrogent leurs évidences
Delphine D’Elia
Inviter l’interculturel à l’école, est-ce une préoccupation rencontrée par les acteurs scolaires? Et pour quoi faire, pourrions-nous demander? Améliorer les apprentissages et lutter contre l’échec scolaire? Encourager les élèves en tant que futurs citoyens à contribuer à un vivre ensemble harmonieuxet à une société plus juste ? Les enseignants et éducateurs que j’ai rencontrés en formation étaient investis par ces questions. J’ai eu la chance qu’ils acceptent de partager leurs expériences et d’approcher différemment leur travail. Voici le témoignage de ces rencontres; ce qui suit n’est pas tout à fait vrai, mais sûrement pas faux, et ce pour des raisons éthiques. Même si je n’écris pas à la première personne, ce récit est avant tout une réalité-fiction qui n’engage que ma subjectivité.
Drôles d’oiseaux
Luc Collès
A partir d’un Album pour la jeunesse de Kitty Crowther, Mon ami Jim (l’histoire de la rencontre entre le merle Jack et la mouette Jim), voici un parcours didactique sur les thèmes de l’identité, de l’altérité, et du respect de la diversité.
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