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Comment prévenir le radicalisme violent ? Des questions derrière la question
Agenda interculturel Actualités 08/01/2018 16:01 Imprimer Réagir
Comment prévenir le radicalisme violent ? Des questions derrière la question
 
 
Répondre à la question… par des questions. Sans doute, est-ce par là qu’il convient de commencer si nous voulons être moins ignorants des phénomènes sociaux qui nous interpellent et auxquels l’urgence de notre temps nous somme de répondre. Préférer les rivages du doute constructif… aux certitudes figées de ceux qui prétendent détenir la réponse.

Nous avons voulu explorer les termes par lesquels notre société s’interroge sur les forces qui déchirent la texture de son corps et sur les solutions qu’elle cherche à établir, parfois de manière trop précipitée. La quête du remède offre parfois l’avantage de ne pas affronter la complexité du problème.

En va-t-il de la sorte lorsqu’il est question de prévention ? Au lecteur de juger.

Les actes qui ont fait trembler le fondement de nos démocraties ne révèlent pas seulement la force d’anéantissement dont sont capables leurs auteurs : ces derniers apparaissent sous l’emprise d’autres forces que de nombreuses expertises s’attachent à identifier.

Mais fait-elle encore corps, cette société ? Elle est certes en mesure de serrer les rangs pour dire non à des actes qui ont ceci de particulier, qu’ils sont saturés du "tout". Ils visent le "tout", le grand "Un tout" mais aussi cet autre "tout" qui transcende nos particularismes, ce "tout" qui reste, une fois que nous mettons entre parenthèses nos attachements spécifiques, ce "tout" qui rend possible la pluralité de nos humanisations. En tous cas, certains travailleurs du social sont de plus en plus priés de "faire corps" avec d’autres métiers, d’autres impératifs que ceux avec lesquels ils ont l’habitude de composer.

Mais cette société fait-elle encore corps dans ses marges, avec celles et ceux qui portent dans leur ventre l’aigreur de l’indignation ? Qu’a-t-elle à leur proposer quand elle se résout à ne pas les envisager comme des "groupes cibles" ?

Alexandre Ansay