La diaspora libyenne de Belgique n’est pas bien lourde. On parle de 150 personnes, vivant principalement à Bruxelles, Anvers ou Charleroi : beaucoup de médecins parmi les plus anciens migrants, ayant renoncé à rentrer au pays après leurs études ici; et beaucoup d’hommes, parmi les plus jeunes, travaillant dans le commerce de voitures d’occasion. Sans oublier un boulanger… et Aziz Albishari (46 ans). De mère belge et de père libyen, ce député au parlement de la Région Bruxelles-Capitale et ancien formateur au CBAI, nous raconte comment, du jour au lendemain, il a été emporté dans un tourbillon émotionnel. Passant de l’effroi de perdre sa famille, à une fierté d’être libyen jamais ressentie auparavant.