A 84 ans, Hocine Cherifi reste un homme de l’ombre. Non seulement parce qu’il a travaillé dans les entrailles de la terre comme mineur pendant toute sa jeunesse, mais surtout parce que, dès 1948, il a milité, en France puis en Belgique, pour une Algérie indépendante. Ce n’est qu’au début des années 2000 qu’il a reçu pour toute reconnaissance de l’Etat algérien une médaille, assortie d’un abonnement gratuit aux transports publics du pays… la plupart privatisés ! Par devoir de mémoire, sa fille Ghazela a souhaité le sortir de l’ombre et faire connaître son engagement, un "gène" qu’elle semble avoir hérité. Voici quelques souvenirs du père à sa fille.