fil rss

Janvier 2017 | n° 334
Des primo arrivants racontent l’accueil
L’Agenda interculturel a ouvert ses pages à des primo arrivants et des professionnels chargés de leur accueil. Ils racontent le parcours d’intégration, l’apprentissage de la complexité des systèmes institutionnels, les incompréhensions ou encore les souffrances causées par le déracinement, ainsi que la force des réseaux communautaires.

Sommaire
[Édito] Des primo arrivants racontent l’accueil
Christine Schaut
Les groupes sociaux ne disposent pas d’un égal accès à l’espace public politique et médiatique. Certains d’entre eux sont non seulement en capacité d’y avoir une place et de s’y faire entendre mais aussi d’imposer leurs représentations du monde et les mots pour les dire. D’autres, par contre, peinent à y être reconnus et s’ils y sont évoqués c’est rarement dans leurs propres mots. Ils y sont plus parlés que parlants. Les primo arrivants font partie de ces groupes silencieux.
Un pays, 3 Régions, 3 Communautés et 3 parcours en 4 versions
Jonathan Unger
Il existe aujourd’hui en Belgique plusieurs dispositifs d’accueil et d’intégration pour les personnes étrangères récemment arrivées en Belgique que l’on désigne de façon presque généralisée par le terme primo arrivant. Petit tour d’horizon comparatif de ces dispositifs.
Solitudes dans la ville
Entretiens
Cinq primo arrivants rencontrés à Convivial ou à VIA se confient sur leurs envies et défis, leurs difficultés et combats, leur place dans la société belge dont ils doivent encore découvrir beaucoup de pans. Certains ont terminé le parcours d’accueil, d’autres le commencent. Les noms de ces personnes, les dates et les lieux ont été modifiés pour respecter leur anonymat.
Questions et débats sur l’obligation
Barbara Herman
Alors que l’obligation des parcours d’accueil et d’intégration francophone et néerlandophone pointe le bout de son nez en Région Bruxelles-Capitale, il est intéressant de prendre un peu de recul en soulignant, tout d’abord, les questions laissées en suspens quant à sa mise en pratique et, ensuite, les principales positions qu’elle suscite.
Extraordinaire cabinet de curiosités d’une classe d’accueil
Vanessa Vindreau
Ils s’appellent Abdullah, Aissatou, Mariame, Oumou, Meryana, Abdoulaye, Manuel, Alef, Kirandeep, Abdelraman, Erfanullah, Paolo, Roxana, Wafiq, Andrés, Diana, Almanieh et Zelia. Ces dix-huit adolescents viennent de treize pays différents : respectivement l’Italie, la Guinée (5), le Portugal, le Brésil, l’Inde, l’Algérie, l’Afghanistan, l’Albanie, la Roumanie, la Palestine, l’Espagne, la Syrie (2) et l’Argentine. Ils se racontent à travers un objet de leur choix dans un projet théâtral.
Les maladies de jeunesse des BAPA
Nathalie Caprioli
En Région bruxelloise, les deux Bureaux d’accueil pour primo arrivants - VIA et BAPA BXL - fonctionnent depuis moins d’un an. S’il est prématuré de tirer un premier bilan de leurs activités, les équipes peuvent toutefois faire le point entre ce que le décret prévoit (ou pas) et leurs réalités de terrain et, comme dans toute nouvelle structure, nous expliquer en quoi elles cherchent à s’adapter.
[Recherche] Le regroupement familial, un droit sous tension
Carla Mascia
En décembre 2016, l’actualité politique belge a été marquée par une polémique suscitée par le refus du secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration de délivrer des visas à une famille syrienne, et ce malgré l’arrêt de la Cour d’appel qui lui impose de le faire sous peine d’astreinte. Cet évènement médiatique est représentatif d’une tension fondamentale des Etats libéraux, celle qui se joue entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Cette tension traverse l’ensemble de la politique migratoire belge, en ce compris le regroupement familial.