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Novembre 2019 | n° 349
Super Hérauts. BD et politique
Les super héros ne meurent jamais. Tant mieux parce qu’il semble que nos sociétés, de tout temps, aient éprouvé le besoin de s’y raccrocher, en quête de modèles, d’espoir, de paix, de justice – particulièrement quand vient la crise.
En partenariat avec le Musée Juif de Belgique qui présente l’exposition "Super Heroes Never Die. Comics and Jewish Memories" du 8 novembre 2019 au 26 avril 2020, nous sommes partis du même thème pour continuer ensuite sur nos chemins de traverse habituels. La BD pour parler de politique autrement, ou comment des récits cartoonesques abordent des histoires d’exil ou des revendications identitaires.
 
Pour en savoir plus sur l'exposition http://www.mjb-jmb.org/expositions/

Sommaire
[Édito] Le cinéma, cet art subtil du rendez vous
Pascal Peerboom
Le Festival Cinéma Méditerranéen se déroulera du 28 novembre au 7 décembre, à Bozar, au cinéma l’Aventure et, pour la première fois, au cinéma Palace pour cause de travaux au Botanique qui avait accueilli toutes les éditions précédentes.
[Panoramique] Bandes dessinées et mémoires juives
Bruno Benvindo, Sophie Collette et Karim Tall - Musée juif de Belgique
Du 8 novembre 2019 au 26 avril 2020, l’exposition Superheroes Never Die. Comics and Jewish Memories retrace au Musée Juif de Belgique un siècle de bande dessinée américaine. Elle raconte comment tant les comics populaires que la production undergound se sont, depuis leurs débuts et jusqu’à aujourd’hui, entremêlés aux tumultes de l’Histoire.
Pourquoi ce besoin de super héros ?
Entretien avec William Blanc, Historien médiévaliste spécialiste des cultures populaires
Notre société a toujours eu besoin de personnages super humains pour projeter en eux ses aspirations, ses peurs. William Blanc, médiévaliste (spécialiste qui étudie la perception contemporaine du Moyen Age) passionné de comics, s’est emparé de l’histoire politique des super héros (voir l’encadré). Quels liens entre Superman né en 1933 et les chevaliers terrassant les dragons ? Et surtout, quelle évolution entre les super héros d’hier à aujourd’hui ?
Exil et voyage intérieur
Entretien avec Erwin Dejasse
Paru à partir de 1982,Sudor Sudaca, Sueur de métèques est un cycle d’histoires qui se ramifient autour du thème de l’exil, où les questions identitaires sont omniprésentes, dépourvues de tout faux semblants. Lecture rapide avec Erwin Dejasse, historien de la bande dessinée et chercheur au FNRS, attaché à l’Université Libre de Bruxelles. Sa thèse portait sur les émotions esthétiques dans l’œuvre de José Muñoz et Carlos Sampayo.
Dropsie Avenue ou les anti héros du quotidien
François Braem, Anthropologue bédéphile
Douce-amère ou impitoyable, la chronique graphique Dropsie Avenue couvre, sous forme de brèves vignettes, un siècle de la vie d’un quartier du Bronx et de ses habitants.
La BD (se) joue du réel
Nathalie Caprioli
La BD se moque de la réalité. Et pourtant, dans ce mode narratif où tout peut exister, certains auteurs mêlent mémoire, fragments de vie, journalisme, imaginaire. Signe des temps, l’information dessinée est devenue très à la mode dans les médias – même Imag n’y échappe pas. En quoi ces récits graphiques transmettent autrement, avec quelle portée ? Et en cas de conflit de genre, qui de l’illustration ou de l’information cèdera ? Rencontre avec Paula Bulling, Manu Scordia et Barrack Rima.
Anamnèses décoloniales
Véronique Bragard, Professeure l’UCL Sabrina Parent Professeure à l’ULB
Les statues de Léopold II, qui continuent de s’exhiber çà et là dans l’espace public belge, traduisent à quel point le système d’exploitation colonial – symbolisé par le « Roi-bâtisseur » – demeure un impensé de la majeure partie de notre société1. Ces dernières années, la bande dessinée et le roman graphique ont semblé plus à même d’adopter des nouveaux regards, interrogateurs et critiques, par rapport à l’histoire coloniale de notre pays, peu ou mal connue du quidam, passée sous silence ou déniée par un discours officiel qui en minimise les atrocités, voire en promeut les « aspects positifs ». Nous aborderons ici brièvement la représentation du système léopoldien, de l’implication du Congo dans la Première Guerre mondiale et de la période d’indépendance.
Moi Vanille, toi Chocolat
Anne Wetsi Mpoma, Militante Bamko-Cran
Un jour lorsque mon fils était en seconde maternelle, il est rentré de l’école triste. Il s’est confié à moi et m’a expliqué qu’il était triste parce que lui et son camarade Bienvenue étaient chocolat mais que tous les autres de la classe, dont son grand ami Diego, étaient vanille. Il était triste de ne pas être comme tous les autres, et en particulier comme son ami Diego avec qui il avait l’habitude de faire les 400 coups.
[Focus Tunisien.ne.s de Belgique] Peu nombreux, peu connus
Mejed Hamzaoui
Moins connue parce que moins importante numériquement, la migration tunisienne en Belgique mérite notre intérêt. Elle révèle une histoire de trois générations, traversées par ses spécificités, paradoxes, contradictions. En cette 50e année de l’accord bilatéral belgo tunisien pour l’envoi de travailleurs, nous vous proposons une analyse sociologique émaillée de témoignages recueillis à Gand, Renaix, Bruxelles, Liège.
[Bons tuyaux] Passeurs interculturels
La rédaction
Le CBAI travaille avec des collaborateurs extérieurs remarquables.
Témoins, acteurs, actrices des dynamiques interculturelles bruxelloises, ils portent en eux des ressources précieuses.
Ce qu’ils ont à partager avec nos publics en formation, ce ne sont pas seulement des savoirs théoriques ou techniques, mais bien la synthèse de leur expérience et de leur engagement personnel dans les questions interculturelles.
Les voici rassemblés dans un répertoire prêt-à-porter.
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