fil rss

Février 2019 | n° 345
Jobs, jobs, jobs : aussi pour les migrants ?
Focus sur les migrants éloignés de l’emploi. Qu’ils soient (sur)diplômés, faiblement qualifiés, face au français comme langue étrangère, la plupart sont motivés pour intégrer le marché de l’emploi.
Quel accompagnement peut les aider à mettre le pied à l’étrier – notamment en valorisant leurs compétences ? Comment éviter les écueils, les déceptions ? Quelles sont les limites des dispositifs d’insertion socio professionnelle ? Les bonnes pratiques ici et ailleurs ? Quelles leçons pour nos politiques ?

Sommaire
[Édito] Encore eux
Pascal Peerboom
L’ancêtre du magazine que vous tenez entre les mains s’appelait l’Agenda culturel. Le Mensuel de liaison des Organisations immigrées et belgo immigrées. Lancé en 1981 par le tout jeune Centre socio culturel des immigrés de Bruxelles (CSCIB), il était mû par la simple ambition de combler un vide. On ne voyait rien d’eux, on ne savait rien d’eux. Avec peu de moyens, mais un cœur et une volonté énormes.
[Panoramique] Migrants faiblement qualifiés. Equilibrer les chances ?
Altay Manço et Dominique Watrin
Selon Eurostat, 20 millions de citoyens de pays tiers et 34 millions de personnes nées en dehors de l’Union européenne vivent dans un des 28 Etats membres, ce qui représente près de 10 % de la population. Face aux problématiques d’accès au travail de ces migrants et de leurs enfants, la formation professionnelle est centrale, car elle donne la possibilité de trouver un emploi et donc de s’insérer économiquement, mais également de s’inclure socio politiquement.
Exclusion des migrants qualifiés Éviter le gâchis
Joseph Gatugu et Dominique Watrin
Voici un état des lieux des programmes européens d’insertion professionnelle dédiés aux migrants hautement qualifiés, ainsi que d’initiatives publiques et privées. Trois présupposés : (1) peu de dispositifs d’insertion ciblent ces publics ; (2) les dispositifs sont peu efficaces ; (3) les actions susceptibles de répondre à leurs besoins leur sont peu connues ou ne disposent pas d’assez de moyens pour étendre leurs effets. Ces hypothèses sont confortées par le peu d’écrits sur une évaluation scientifique, voire simplement la description de ces projets.
Diplômés mais pas reconnus
Damienne Martin
Malgré son importance en matière d’insertion professionnelle, la reconnaissance officielle des diplômes étrangers, et en particulier non européens, continue de rencontrer de nombreux freins dans la pratique. Un dossier non dénué d’enjeux, tant pour la personne requérante que pour la société belge.
Le cas (par cas) des primo arrivants
Nathalie Caprioli
Parmi les primo arrivants, on rencontre aussi bien le médecin trilingue que l’artisan analphabète. Un public hétérogène aux besoins hétérogènes qui demanderait du cas par cas en matière d’insertion socio professionnelle. Comment les BAPA (Bureaux d’accueil pour les primo arrivants) et Actiris (l’Office régional bruxellois de l’emploi) y répondent-ils ? Prémisses d’un partenariat qui se construit.
Le mentorat en plein essor
Denise Renson
En facilitant les liens avec la société et ses institutions – qui ressemblent souvent à un labyrinthe – les mentors guident sur le marché de l’emploi des jeunes, notamment issus de l’immigration. Une pratique qui a fait ses preuves. Le mentorat étant devenu une de ses priorités, Actiris a choisi de travailler avec DUO for a JOB et Team4Job. Leur bilan est encourageant : un an près le début du mentorat, 75 % des jeunes (tous profils et origines confondus) sont "en sortie positive", ce qui signifie qu’ils sont en formation, en stage ou ont trouvé un emploi.
[L’info dessinée]
Joanna Lohro et Nathalie Caprioli
Qu’est-ce qui a poussé Giovanna Angius, plus experte en chiffres et tableaux Excell qu’en la petite-enfance, à ouvrir une crèche à Saint-Josse pour des enfants de parents à faibles revenus ? Ce constat : des jeunes parents ne pouvaient pas s’inscrire aux formations d’insertion professionnelle faute de crèche disponible.
[recherche] Quand la conversion coïncide avec la demande d’asile
Halima Moane
A priori, une conversion religieuse relève de l’intime. Pourtant la question de la sincérité de l’acte se pose lorsque la conversion se produit en même temps qu’une demande d’asile. Comment dès lors mesurer cette sincérité, notamment dans le cas de migrants musulmans convertis au christianisme ?
[Visite guidée] Pour un urbanisme antimacho
Anne-Marie Impe
Dans la plupart des villes des 5 continents, les responsables de la planification et de la gestion urbaine restent encore majoritairement des hommes. Comme l’affirme Yves Raibaud, spécialiste de la géographie du genre et maître de conférence à l’Université Bordeaux Montaigne, "la ville est faite par et pour les hommes". Comment la rendre dès lors plus féminine, inclusive, égalitaire ?
[Bons tuyaux] Walid, l’hébergeur sans toit
La rédaction
Payer un ticket de train pour qu’un migrant franchisse la frontière belge relève-t-il du trafic d’êtres humains ? A qui incombe l’obligation d’accueillir les migrants ? C’est le récent procès des hébergeurs qui fait émerger ce type de questions dans l’espace public. La capsule radio proposée par le CBAI, en collaboration avec Solidarity is not a crime, invite à débattre autour de l’enjeu de la criminalisation de la solidarité. youtu.be/ApfLaIwGdzU
débutprécédent12suivant fin