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Février 2019 | n° 345 | Jobs, jobs, jobs : aussi pour les migrants ?
[Bons tuyaux] Walid, l’hébergeur sans toit
La rédaction Imprimer Réagir
Payer un ticket de train pour qu’un migrant franchisse la frontière belge relève-t-il du trafic d’êtres humains ? A qui incombe l’obligation d’accueillir les migrants ? C’est le récent procès des hébergeurs qui fait émerger ce type de questions dans l’espace public. La capsule radio proposée par le CBAI, en collaboration avec Solidarity is not a crime, invite à débattre autour de l’enjeu de la criminalisation de la solidarité. youtu.be/ApfLaIwGdzU
Walid rencontre un Egyptien dans un bar à Bruxelles. De café en café, il réalise que son nouvel ami (une personne migrante qui dort au Parc Maximilien) a besoin de manger, de se laver et de se reposer. Il l’invite chez lui et une amitié naît. Elle lui coûtera 8 mois et demi de prison et un procès pour trafic d’êtres humains. Cette capsule radio de 7 minutes et la fiche qui l’accompagne invitent à entendre le caractère inouï, parfois absurde et très souvent violent des traitements à l’égard des hébergeurs de migrants – et des hébergés.
 
Cette capsule est la deuxième d’une série radiophonique produite par le CBAI intitulée "Qu’est-ce qui nous arrive ? Les politiques migratoires en question". A travers ce prisme, le CBAI interroge l’évolution des politiques migratoires, au tournant que ces dernières sont en train d’opérer.

Pourquoi questionner les politiques migratoires ?
 
Ces politiques sociales à destination des migrants rencontrent un durcissement croissant par lequel, à la mise en place d’une réforme, succède une autre encore plus contraignante. C’est ainsi que, progressivement, les composantes de l’Etat de droit et les protections fondamentales sur lesquelles repose ce dernier, sont mises à mal, toujours un peu plus. Parallèlement au changement législatif, de nouvelles interprétations plus restrictives, par celles et ceux qui font appliquer les lois (police, communes, Office des Etrangers, CPAS, etc.), voient le jour. Cette série radiophonique qui comptera une dizaine de capsules interrogera le regard que portent certains de ces migrants sur ces dispositifs juridiques contraignants.