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Novembre 2011 | n° 297 | Néopentecôtisme : un radeau de fortune ?
Églises africaines et transnationalismes religieux
Sarah Demart Imprimer Réagir
Combien d’Eglises africaines existe-t-il en Belgique? Quelles sont leurs connexions avec le pays d’origine des fidèles? Quel rôle jouent-elles dans leur intégration ici? Le point sur leur implantation, les circulations et la participation des Eglises "congolaises" en Belgique, en pleine expansion depuis les années 1980.
Dans les rues du quartier Matonge à Bruxelles mais aussi dans d’autres lieux de la capitale, les affiches annonçant des "campagnes d’évangélisation", des "journées d’adoration", des "conférences internationales" ou des "miracles" relèvent désormais de l’ordinaire de certains espaces publics. Pourtant si cet affichage traduit une effervescence religieuse significative, force est de constater que celle-ci n’est pas toujours visible dans nos espaces urbains.

Hangars, caves, immeubles plus ou moins vétustes, entrepôts situés en périphérie, les cultes des Eglises "africaines" s’organisent dans des lieux souvent en marge de la ville, pour des raisons économiques mais également d’insonorisation des cultes. Plus de 200 Eglises seraient associées aux migrations subsahariennes en Belgique, bien qu’aucun chiffrage précis n’existe, voire ne soit possible. Outre les significatifs processus d’ouverture et de fermeture des Eglises, ce sont, en effet, des scissions et des déplacements qui caractérisent ce paysage religieux.

Cela étant, force est de constater que depuis trois décennies la branche évangélique-pentecôtiste est en pleine expansion dans de nombreux pays européens, dont la Belgique; et que les migrations ont largement participé de la réorganisation des champs religieux, notamment protestants. Toutefois, la surreprésentation des pasteurs "africains" (résidant en Afrique comme en Europe et en Amérique du nord) que donne à voir l’affichage religieux est loin de récapituler l’intensité des circulations "pentecôtistes", ni même l’incessante activité de ces "nouveaux" missionnaires, évangéliques.
 
Hétérogènes et fragmentées

De façon générale, bien que non systématique, ces Eglises s’inscrivent, en effet, dans un vaste mouvement de transnationalisation religieuse, que l’on appelle le pentecôtisme. Ce protestantisme "émotionnel", qui date du début du 20e siècle, a d’emblée été marqué par la diversité: diversité de milieux sociaux et culturels, diversité de lieux, et bien sûr diversité de foyers d’émergence dans le monde anglo-saxon d’où il s’origine (les Etats-Unis et le pays de Galles en particulier).
 
Aujourd’hui, plus d’un demi-milliard de croyants à travers le monde revendiqueraient cette appartenance confessionnelle dont la pierre angulaire est la référence à l’Esprit Saint et aux dons délivrés à la Pentecôte: dons de guérisons, dons de visions, parlers en langues [ou glossolalie: don surnaturel des langues], dons de prophétie.

Dans le champ extrêmement diversifié du protestantisme, le pentecôtisme s’inscrit donc dans la mouvance évangélique, laquelle insiste sur la " seconde naissance ", une conversion qui s’opère par un baptême par immersion, réservé aux adultes. Cependant, il s’en distingue par son insistance sur les dons charismatiques et une lecture moins littérale de la Bible.

Le succès spectaculaire que connaît aujourd’hui le pentecôtisme en Afrique est relativement récent puisqu’il date des années 1970, alors que les Assemblées de Dieu (dénomination pentecôtiste "classique") sont présentes sur le continent dès le début du XXe, entre 1910 et 1920 selon les régions. Ce boom est en partie redevable de la circulation des prédicateurs internationaux qui sillonnèrent l’Afrique (notamment) pour annoncer l’existence d’un dieu qui n’a pas changé car il peut opérer des miracles "comme au temps de Jésus".

Dans un certain nombre de cas, comme en République démocratique du Congo, la "démocratisation" des charismes qu’offre alors le renouveau évangélique est en phase avec la volonté de "décolonisation" et d’"africanisation" du christianisme qui marque le champ religieux, catholique et protestant, au lendemain des indépendances. Ce mouvement de Réveil a, en effet, touché des chrétiens de tous les horizons confessionnels. Ainsi, tandis que les groupes de prière sont taxés de "secte", les chrétiens "nés de nouveau" accusent les missionnaires et leurs successeurs congolais d’avoir confisqué la puissance spirituelle de Jésus à la faveur d’un pouvoir institutionnel, tout droit issu de la colonisation.

En même temps, et comme dans d’autres pays d’Afrique, cette forme pentecôtiste traduit une reprise forte de la lutte contre la sorcellerie, tenue responsable de tous les maux affectant l’individu dans son corps comme dans sa vie sociale ou conjugale. On a alors affaire à un "combat spirituel" opposant de façon absolue "monde chrétien" et "monde païen" et au travers duquel les Eglises de réveil annoncent que rien n’est impossible à celui qui croit. Dans cette perspective, tous les "blocages" (échecs ou malheurs inscrits dans la répétition) sont causés par une vie "païenne" qui laisse la porte ouverte à des pouvoirs maléfiques que seul Jésus peut "terrasser".

Toutefois, ce "combat spirituel" se décline et se recompose significativement en fonction des contextes. Ainsi, en Europe, il prend la forme affirmée d’un "combat"pour l’intégration et d’une lutte contre les stigmates liés à l’immigration. "Excellence", "moralité", "combativité" sont alors autant de forces spirituelles à mobiliser pour lever les "blocages" que matérialisent les problèmes de "papiers", d’"emploi", de "déqualification" ou encore de conflits générationnels et conjugaux consécutifs aux "dérèglements " sociaux qu’engendre la migration.

Dans ce contexte de pluralisation religieuse renforcé par les mutations qu’engage la migration, le paysage pentecôtiste est d’autant plus hétérogène, dans certains cas même, fragmenté.

En Belgique comme en France, les Eglises dirigées par des pasteurs congolais sont une composante majoritaire de la mouvance pentecôtiste issue de l’immigration. Cependant les assemblées peuvent être socialement très diversifiées, en regard des différentes générations qui se côtoient (les Eglises doyennes ont trois décennies d’existence) et de la diversité des horizons nationaux et culturels des membres, bien qu’une part importante, souvent majoritaire, ait une histoire liée à la migration africaine ou européenne (la sienne, celle des parents, voire celle du conjoint). Enfin, les courants internes au champ religieux ne donnant pas nécessairement lieu à une institutionnalisation, leur mise à jour dépend en partie de la prise en compte des différents profils pastoraux.
 
Pasteurs, migrants et missionnaires

Le terme de "migrants-missionnaires" vient souvent à l’esprit pour décrire ces entrepreneurs religieux, pourtant pour certains le terme de "missionnaires-migrants" semblerait plus approprié. Dans le même ordre d’idées, il importe de considérer ceux qui ont implanté des Eglises tout en étudiant la kinésithérapie, l’engineering ou la théologie, ou encore ceux qui ont été missionnaires parallèlement à leurs activités professionnelles comme cadre ingénieur, responsable commercialou en effectuant des "jobs" du fait de la non reconnaissance de leurs diplômes ou qualifications.

Cela étant, et à l’image des migrations congolaises constituées de plusieurs vagues, les profils religieux se sont avec le temps diversifiés. Et si la minorité pionnière possède un capital "instruction" significatif, il n’en va pas toujours de même de leurs cadets "en Christ". L’autoproclamation pastorale, consécutive à un "appel" (divin) est, en effet, une permanence des trajectoires pastorales qui ne s’accorde pas toujours avec le bagage théologique. Pour certains, la carrière religieuse est, en effet, un entreprenariat permettant d’acquérir un statut social que les circuits classiques de l’intégration (études, diplômes) n’offrent pas ou plus.

Il est donc fondamental d’avoir à l’esprit que derrière la désignation homogénéisante d’"Eglises "africaines", se profilent des trajectoires religieuses ainsi que des capitaux socioculturels différenciés. En outre, dans la désignation de ces Eglises "africaines", un amalgame a souvent lieu du fait de la place accordée au chant et à la danse et des façons de prier (à voix haute) dans une société où la référence chrétienne est largement dominée par le modèle catholique, et la prière intériorisée, silencieuse.
 
Les Eglises "africaines" dans le champ protestant

Dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, le protestantisme est non seulement minoritaire, mais historiquement organisé autour d’un noyau réformé. En Belgique, par exemple, le culte protestant est organisé depuis 2003 autour du CACPE (Conseil Administratif du Culte Protestant-Evangélique) qui fédère l’EPUB (l’Eglise Protestante Unie de Belgique) et le Synode fédéral1 (Synode fédéral des Eglises Protestantes et Évangéliques). L’EPUB qui regroupe les principales familles protestantes et réformées du protestantisme " historique " date de 1978. Elle s’est constituée en plusieurs étapes depuis sa toute première reconnaissance en 1839 avec " l’Union des Eglises protestantes évangéliques de Belgique " qui rassemblait alors 16 communautés en un Synode. Aujourd’hui, elle compte plus de cent paroisses pour environ 60 000 membres et sympathisants. Les Eglises évangéliques se sont constituées beaucoup plus tardivement, avec un premier rassemblement en 1989 sous la bannière de la Fédération Evangélique Francophone de Belgique/ Evangelische Alliantie Vlaanderen, puis en 1999 avec le Synode fédéral des Eglises Protestantes et Évangéliques. La majorité des Eglises "africaines", d’obédience évangélique et, ou pentecôtiste insérées dans le champ protestant belge, le sont via le Synode comme Eglise indépendante (ce qui est plus rare et concerne essentiellement les Eglises structurées et établies), ou en étant membre d’une Eglise ou d’une Communauté faisant partie du Synode. Enfin, il existe aussi des Eglises dont les pasteurs théologiens sont d’origine évangéliques ou baptistes mais que l’on tend à associer au pentecôtisme du fait de leur liturgie africaine, celles-ci seront plutôt associées à l’EPUB via l’Union des Baptistes de Belgique notamment. Concernant le Synode, celui-ci a connu une importante croissance au cours de ces dernières années, passant de 12 dénominations et 220 Eglises membres en 1999, et à 425 Eglises membres en 2008. Ces chiffres sont largement redevables de la venue des Eglises d’origine étrangère.

Néanmoins, une proportion importante de ces cultes échappe au CACPE, à la faveur d’une "indépendance" ou d’une affiliation internationale. Rares sont celles toutefois, on les compte sur les doigts de la main, à être affiliées à une Eglise mère en RDC. Cela étant posé, et indépendamment de leur modalité d’inscription, locale ou transnationale, dans le champ protestant, ces Eglises sont quasi toujours, pour ne pas dire toujours, "connectées" à l’international.
 
La mobilité, une alternative aux réductions de la sédentarité ?

Que les Eglises soient petites ou grandes, établies ou précaires, leurs appellations font très souvent référence aux niveaux "internationaux" ou "universels" des entreprises religieuses. Si ces labels ecclésiaux ne sont pas toujours en phase avec les pratiques, ils n’en sont pas moins pleinement inscrits dans les logiques prosélytes présidant à l’extraordinaire expansion du pentecôtisme. En outre, comme l’ont montré plusieurs auteurs, le sentiment d’appartenance à une communauté transnationale peut générer une très forte créativité locale. Dans le contexte migratoire, en l’occurrence, force est de constater que la traversée des frontières géographiques des pasteurs est liée à la traversée des frontières sociales, ethniques ou raciales recherchée par les fidèles au niveau local. En effet, la venue de prédicateurs prêchant un dimanche, animant un séminaire durant la semaine ou donnant une conférence extraordinaire, diversifie les modes d’énonciation de l’invariant du discours pentecôtiste (le miracle et la délivrance) et se faisant, "universalisent" l’annonce de la délivrance à venir.

Le caractère extra-ordinaire de ces connexions est fortement mis en scène par les pasteurs, invités ou invitants, dont les modes de présentation ne manquent jamais d’évoquer la "puissance" ou les "dons" charismatiques des pairs. Aussi, toute mise en scène soit-elle, l’inscription des prédicateurs dans l’espace international, traduit-elle des circulations qui font pleinement partie de ces économies religieuses. Car ce ne sont pas seulement les hommes de Dieu qui circulent, également des musiciens, des chorales, des DVD (prédications, musique religieuse), des CD de musique chrétienne (dont le marché est on ne peut plus prolifique) ou encore des livres de témoignages ou reprenant les prédications ou expériences des hommes de Dieu.

Du point de vue de l’Eglise qui accueille le prédicateur, ces mobilités religieuses sont aussi le témoignage de la compétence du pasteur à établir des connexions avec l’extérieur, au niveau local comme international. Il en va de même lorsque le pasteur de l’église lui-même se déplace pour prêcher, dans la ville, dans le pays ou à l’étranger. Ces circulations renvoient à des réseaux et au monde chrétien tel qu’il est expérimenté par les croyants au cours des activités de l’Eglise, des rencontres diverses et des déplacements qui peuvent aussi, dans une moindre mesure, être ceux des pratiquants (qui pourront, par exemple, aller à l’Eglise de la famille ou des amis qui les accueillent durant des vacances). Les réseaux religieux matérialisent donc l’étendue du monde chrétien (born again) et par conséquent l’avancée du "Royaume du Christ", laquelle peut aussi être éprouvée au travers des réseaux sociaux. Facebook est, en effet, devenu un lieu incontournable d’échange pour les chrétiens, tout comme un lieu d’évangélisation (par l’annonce de manifestations à venir et par des prières en ligne). La sensibilisation aux risques que présente Facebook en matière de respect de la vie privée peut aussi prendre la forme d’un "contrôle" des manières de s’exposer non en phase avec les standards de la morale chrétienne (une "maman pasteur" reprendra par exemple une jeune fille concernant les photos dénudées que celle-ci met en ligne).

Bref, si les Eglises prêchent pour l’intégration, l’ascension sociale et la distinction, leurs modèles de réussite ne sont pas seulement basés sur la sédentarité. A l’instar des transmigrants, les circulations peuvent être l’occasion de contourner les systèmes de hiérarchisation locale qui tendent à placer ces chrétiens africains au bas de l’échelle sociale. Dans cette perspective, le déplacement dans l’espace est étroitement lié à une traversée des espaces sociaux et culturels. Les carrières élaborées dans l’entre-deux des circulations viennent ici "subvertir" des constructions locales de l’ethnicité, éprouvées, en Europe, comme la continuité de rapports asymétriques ou comme la permanence de rapports singuliers, historiques ou macrosociaux ségrégatifs. En tout état de cause, aussi "ethnique" puisse être l’apparence d’une Eglise (qui compte cependant rarement une seule nationalité et jusqu’à des dizaines), celle-ci est toujours ouverte sur l’exterieur, ces échanges faisant partie intégrante de leur dynamique locale d’implantation, d’établissemnt et d’expansion.
 
Mobilités sociales et participation politique

Cette nouvelle vague pentecôtiste a favorisé l’émergence de figures de la réussite en rupture avec l’image du pasteur autrefois associée à la pauvreté, au sacrifice et à l’ascétisme, également un renouvellement des rapports au politique. Un peu partout à travers le monde, on a pu constater un investissement pentecôtiste et, ou évangélique dans la sphère politique. Ces expressions politiques sont toutefois diverses et irréductibles à la droite conservatrice américaine dont la puissance politico économique a trop souvent favorisé dans l’opinion publique d’hasardeuses théories du complot sous couverts de financements occultes et massifs2.

Or donc, force est de constater que les manifestations politiques associées à cette mouvance religieuse sont plurielles, voire conflictuelles. Dans le contexte migratoire ou plus exactement post migratoire qui nous intéresse ici, la situation belge est emblématique de ce processus. Depuis le début des années 2000 et plus précisément 2003, les Eglises "congolaises" font l’objet d’une considération particulière de la part des partis politiques francophones, et pas seulement à Bruxelles. On associe souvent ce phénomène à la Nouvelle-Jérusalem depuis qu’elle a rendu visible sur son site Internet les scores de ses membres au scrutin communal de 2006. Pourtant, elle n’est pas la seule Eglise à avoir reçu des politiciens ni même à avoir des membres engagés en politique.

Nombre d’Eglises établies sont, en effet, approchées en période électorale par les grands partis pour accueillir leurs candidats et permettre à ceux-ci de se présenter un dimanche devant leurs assemblées. Si les pasteurs refusent de transformer leur autel en tribune, il n’en demeure pas moins important pour eux de favoriser l’action citoyenne et de maintenir de bons rapports avec les pouvoirs locaux. Cependant, les partis s’appuient souvent sur des "relais internes", un ou une membre de l’Eglise adhérant au parti ou étant lui-même candidat.

L’ethnicisation des Eglises et du politique a été fortement décriée dans les milieux de la diaspora congolaise, tandis que plusieurs pasteurs témoignent avec regret du caractère ponctuel et opportun de l’intérêt politique.

Cela étant, si les Eglises se caractérisent par un pluralisme politique à l’image de la diaspora, il n’en demeure pas moins que dans certains cas, l’Eglise peut constituer un électorat garant de l’autonomie du candidat quelque soit le parti au sein duquel il mènera campagne. Certains n’hésitent ainsi pas à affirmer la possibilité d’un changement de parti si l’utilitarisme politique doit rimer avec marginalisation ou discrimination.

Dans un contexte de concurrences politiques fortes à l’endroit de l’électorat belge d’origine congolaise en même temps que de tensions politiques internes relatives à la place et à l’ascension de ces militants et représentants d’origine étrangère, le vote ethnique est donc plus que jamais objet de polémiques. Et ce, d’autant plus que la dispersion des voix "congolaises" dans l’espace politique belge, si elle est a priori significative d’une insertion forte dans le jeu démocratique local, est très souvent énoncée en milieux diasporiques comme le fruit de divisions internes qui affaiblissent les combats collectifs redevables d’"intérêts particuliers" telle que la lutte contre les discriminations.
 
Sarah Demart est chargée de recherche FRS-FNRS CEDEM, Université de Liège
 
Notes
[1] Lire aussi dans ce dossier http://www.cbai.be/revuearticle/756/http://www.cbai.be/revuearticle/756/, pasteur et président du Synode fédéral des Eglises protestantes et évangéliques.
[2] Des financements Nord-Sud sont toutefois repérables mais de façon non systématique, ni nécessairement issus des Etats-Unis.

Bibliographie
  • Barrett David and Johnson Todd M., 2003, " Annual Statistical Table on Global Mission: 2003", International Bulletin of Missionary Research, Volume 27:1, pp. 24-25.
  • Ben Barka Mohammed, 2006, La droite chrétienne américaine: les évangéliques à la Maison blanche?, ed. Privat, 311p.
  • Corten André and Marshall-Fratani Ruth, 2001, Between Babel and Pentecost : Transnational Pentecostalism in Africa and Latin America, Hurst Publisher/Indiana University Press, Londres/ Bloomington, 311p.
  • Demart Sarah, 2008, " Le ‘combat pour l’intégration’ des églises issues du Réveil congolais (RDC) ", Revue Européenne des Migrations Internationales, volume 24, n° 3, 2008c, pp. 145-167.
  • Demart Sarah, 2011, " L’itinérance prosélyte de migrants-missionnaires", dossier " Transmigrants " sous la dir. Alain Tarrius, in Multitudes/Samizdat, octobre 2011.
  • Fath Sébastien, 2002, Billy Graham, pape protestant ? Paris, Albin Michel, 308p.Dobbelaere et Voye, 2000.
  • Laurent Pierre Joseph, 2003, Les pentecôtistes du Burkina Faso, mariage, pouvoir et guérison, Paris, Karthala, 442 p.
  • Marshall-Fratani Ruth, 2001, " Prospérité miraculeuse: Pasteurs pentecôtistes et argent de Dieu au Nigeria", Politique africaine, n° 82 : " Figures de la réussite et imaginaires politiques ", pp. 24-44.
  • Martiniello Marco, 1998, "Les élus d’origine étrangère à Bruxelles : une nouvelle étape de la participation politique des populations d’origine immigrée", Revue européenne des migrations internationales, vol. 14, n° 2: " Immigrés et minorités ethniques dans l’espace politique européen", pp. 123-149.
  • Tarrius Alain, 1993, " Territoires circulatoires et espaces urbains ", Les annales de la recherche urbaine, pp. 51-60.
  • WillaimeI Jean-Paul, 1999, " Le Pentecôtisme : contours et paradoxes d’un protestantisme émotionnel ", Archives des sciences sociales des religions, vol. 105, pp. 5- 28.