#353 - septembre/octobre 2020

Crise sanitaire: des lignes ont bougé

Panoramique

D’un côté, la pandémie a mis à l’épreuve la société dans son ensemble. Elle a agi comme révélateur de mécaniques politiques et économiques à l’œuvre, et des inégalités sociales (même devant la mort) méconnues ou qualifiées à tort d’invisibles – celles et ceux qui se retrouvent dans les angles morts des politiques sont pourtant de plus en plus visibles dans le grand dégradé des précarisés cocus. 49 jours de confinement asymétrique nous les ont montrés grandeur nature, à travers notamment la sur-occupation du logement, la peur de la fin du mois, la fracture numérique, ou encore le décrochage scolaire.

 

De l’autre, la pandémie a permis des apprentissages nouveaux dans le chef d’associations et de citoyens, déterminés à répondre aux urgences, à faire preuve de solidarité. Le virus a aussi donné du relief à des priorités, parmi lesquelles nous sortir des systèmes de domination de classe, de race, de genre. Tout un programme!

 

A défaut de révolution en marche, et s’il faut se rendre à un principe de conséquence, des lignes ont belle et bien bougé. Méchamment ou pour un mieux. Ce dossier valorise la façon dont l’associatif et des collectifs ont su s’adapter, et se penche sur ce que les changements disent en creux de notre société vulnérable. Solidarité et vigilance.