L’accueil des primo-arrivants
Pratiques spatiales de recours à l’offre sociale
Le cas des primo-arrivants à Bruxelles
Cette étude, réalisée conjointement par l’Observatoire de la Santé et du Social et le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle (CBAI), analyse le rôle de l’accessibilité spatiale et de la proximité comme critère d’accessibilité globale à un type de service social : le parcours d’accueil pour primo-arrivants et personnes étrangères de la Cocom (anciennement géré par la Cocof).
Une analyse de données administratives complète une enquête de terrain réalisée auprès de personnes primo-arrivantes ayant réalisé un parcours d’accueil, en vue de mieux comprendre comment elles choisissent de recourir ou non à l’offre sociale, et d’identifier les éléments qui les amènent à fréquenter un opérateur plutôt qu’un autre. Les analyses laissent apparaître que la proximité spatiale est un élément constitutif important de l’accessibilité, mais qu’il est loin d’être le seul dans le contexte institutionnel et démographique bruxellois. L’étude met ainsi en lumière le rôle joué par la proximité administrative (avec les communes ou les CPAS, par exemple), la proximité institutionnelle (avec d’autres associations et institutions), ou encore la proximité linguistique ou communautaire.
Cette étude permet également d’illustrer le rôle d’autres critères bien connus de l’accessibilité, tels que la disponibilité, l’abordabilité financière, l’adéquation réelle avec les besoins, et l’acceptabilité, qui ne doivent pas être oubliés au moment de penser l’accessibilité aux dispositifs d’aide et de soin.
