Passeport
Fatna, une femme nommée Rachid
Hélène Harder
Film documentaire de Hélène Harder
Belgique, France, Maroc | 2025 | 80 min.
Après avoir survécu à la détention arbitraire et à la torture dans le Maroc des années 1970, Fatna El Bouih poursuit aujourd’hui son rêve de changement par un engagement sans relâche. Dans un contexte conservateur où la répression perdure, nous la suivons à travers les rues de Casablanca d’une action à l’autre. Fatna, une femme nommée Rachid est un voyage sensible entre passé et présent, dévoilant pourquoi les tortionnaires de Fatna lui ont donné le nom d’homme de Rachid et les défis qu’elle relève encore aujourd’hui pour être une femme activiste.
Le combat quotidien et permanent d’une femme extraordinaire, en quête de justice, de mémoire et de transmission.
Une rencontre unique
La projection du documentaire sera suivie d’une rencontre exceptionnelle avec Fatna El Bouih, autour du livre qui l’a inspiré, Toutes peines confondues, publié aux éditions iXe. L’autrice y livre un témoignage puissant sur son emprisonnement durant les années de plomb au Maroc et sur son engagement indéfectible en faveur des droits humains.
La rencontre sera suivie d’un échange avec le public et d’une séance de dédicaces.
La réalisatrice
HÉLÈNE HARDER
Ses études de philosophie à l’École Normale Supérieure (Paris) interrompues à 21 ans par un grave accident, Hélène Harder se tourne vers le cinéma pour se reconstruire peu à peu. Elle se forme à l’université de Berkeley, puis travaille à New York et à Paris avant de réaliser son premier film documentaire, Ladies Turn (2012). Tourné avec des joueuses de foot au Sénégal, il est présenté en festival dans plus de 15 pays puis diffusé sur ARTE, TV5 Monde, Canal+ Afrique et PBS. Inspirée par la vie réelle et ses rencontres, elle s’attache à transmettre l’histoire de femmes qui défient les normes de genre et œuvrent au changement du monde et des représentations. Fatna, une femme nommée Rachid (2025), développé en dialogue avec l’activiste politique et ex-détenue marocaine Fatna El Bouih, est son premier long-métrage de cinéma.