Joëlle Sambi Nzeba

La plume et le poing

Auteure, poétesse, slameuse et bientôt réalisatrice, Joëlle Sambi Nzeba est née à Bruxelles. A 5 ans, elle suit sa famille qui s’installe à Kinshasa où elle grandit. En 2001, elle rentre en Belgique et y poursuit des études de journalisme à l’Université Libre de Bruxelles. Ses textes connaîtront un premier succès en 2003 avec Je ne sais pas rêver (3e prix du concours d’écriture organisé par l’ASBL Texto). En 2005, elle occupe la 2e place du Prix du Jeune Ecrivain Francophone pour son Religion ya Kitendi. Le Monde est Gueule de Chèvre, son premier roman, est paru aux éditions Biliki en 2007. Un nouveau roman, ainsi qu’un film documentaire P!nkshasa Diaspora, sont en gestation

 

Personnalité kaléïdoscopique, Joëlle Sambi est un geyser permanent. Elle fait jaillir de son cerveau et de son âme des mots qui bousculent, émeuvent, détonnent, décapent et interrogent. Elle les travaille du bout des doigts et de la langue pour les partager sous forme de livres, de spectacles de slams, de films, d’ateliers, bref, de poésie en tout cas. Icône artistique montante de la scène belge, elle livre dans cette capsule un témoignage qui remue et questionne de façon diagonale une multitude de thèmes : le slam comme arme poétique, l’éducation permanente en Belgique ou encore l’homosexualité dans la diaspora congolaise. Bienvenus dans le système solaire de Joëlle Sambi, où les slams célestes tournent autour d’une poésie résolument politique.

 

Cette capsule a été réalisée suite à une soirée “Slam et femmes” à l’Espace Magh. La capsule a été réalisée en collaboration avec l’ASBL que Joëlle a conçue, Solola Bien.

L’intention du CBAI

Cette série de capsules – vidéos pour la plupart – s’intitule “Monde en scène”, se référant à un projet précédent mené par le CBAI. A l’époque, ce projet proposait une forme de laboratoire musical, public et nomade, afin de promouvoir de nouvelles pratiques artistiques, de confronter les expériences et de stimuler des rencontres inattendues. Aujourd’hui, le CBAI continue de faire le même constat: la production artistique bruxelloise est riche de diversité, de métissage et de singularité.

 

Les artistes de cette série sont identifiés avec des critères bien précis: ceux qui éduquent. Ceux qui dénoncent les déséquilibres sociaux, ceux qui s’engagent dans la vie et dans l’histoire. Voix des sans-voix, porte-paroles, militants, ces artistes luttent contre l’uniformisation des informations et des discours, incarnent une prise de position libre et exploite une position transversale dans la société. Ils étonnent, dérangent et interpellent. La transmission de leur message n’est ni filtrée, ni masquée, ni corrompue. Leur art échappe au contrôle et c’est là que réside l’intérêt de valoriser cette frange de citoyens. La résistance est un atout qui engage pleinement l’artiste dans sa citoyenneté.

 

A travers une série de portraits, d’entretiens et d’extraits de spectacle, de concerts ou d’ateliers, cette série témoigne de la diversité des parcours et des engagements, évoquent des musiques et des paroles qui circulent et connectent des hommes, des univers, des histoires; elle dit les différentes formes de métissages qui sont autant de chemins vers l’autre.


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