Joy

Oser dire

Artiste poétesse, Gioia Kayaga, plus connue sous le nom de “Joy” est une jeune artiste féministe engagée, en slam et spoken word. Elle commence le slam en 2013 et participe depuis à des concours, des performances et des concerts en Belgique et à l’étranger. Pour elle, le slam “est un art de la parole qui permet le partage, dénoncer et de faire des constats toute en utilisant la poésie“.

 

Joy anime également beaucoup d’ateliers dans les milieux scolaires et associatifs. Elle est une des figures de proue de la féminisation du hip hop, via le slam. A travers le collectif L-slam, que Lisette Lombé a créé à Liège, Joy encourage les femmes à exprimer leur parole et prendre leur place. Elle prend sa part de responsabilité dans le fait d’être actrice du changement, de créer et prendre d’assaut des lieux et des opportunités pour qu’existe les voix des femmes, trop souvent reléguées au second plan sur l’espace public.

 

Cette capsule a été réalisée dans le cadre de l’exposition Yo – Brussels, Hip hop, Generations. Né dans les rues de New York dans les années 70, le hip-hop s’est imposé dans le monde entier comme la tendance dominante dans la culture urbaine et des jeunes. Différentes générations de jeunes Bruxellois se sont engagés dans ce mouvement hétéroclite et l’ont alimenté à leur manière. Le hip-hop a continué d’évoluer de manière constante à travers ses quatre formes de prédilection : la danse, le graffiti, le DJing et le rap. Dans le cadre de MIXITY.brussels 2017, toute une série d’ateliers, de performances, de battles et de rencontres ont été organisés.

L’intention du CBAI

Cette série de capsules – vidéos pour la plupart – s’intitule “Monde en scène”, se référant à un projet précédent mené par le CBAI. A l’époque, ce projet proposait une forme de laboratoire musical, public et nomade, afin de promouvoir de nouvelles pratiques artistiques, de confronter les expériences et de stimuler des rencontres inattendues. Aujourd’hui, le CBAI continue de faire le même constat: la production artistique bruxelloise est riche de diversité, de métissage et de singularité.

 

Les artistes de cette série sont identifiés avec des critères bien précis: ceux qui éduquent. Ceux qui dénoncent les déséquilibres sociaux, ceux qui s’engagent dans la vie et dans l’histoire. Voix des sans-voix, porte-paroles, militants, ces artistes luttent contre l’uniformisation des informations et des discours, incarnent une prise de position libre et exploite une position transversale dans la société. Ils étonnent, dérangent et interpellent. La transmission de leur message n’est ni filtrée, ni masquée, ni corrompue. Leur art échappe au contrôle et c’est là que réside l’intérêt de valoriser cette frange de citoyens. La résistance est un atout qui engage pleinement l’artiste dans sa citoyenneté.

 

A travers une série de portraits, d’entretiens et d’extraits de spectacle, de concerts ou d’ateliers, cette série témoigne de la diversité des parcours et des engagements, évoquent des musiques et des paroles qui circulent et connectent des hommes, des univers, des histoires; elle dit les différentes formes de métissages qui sont autant de chemins vers l’autre.


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