Zaataric

Palestine Electro

La Villa, le centre culturel de Ganshoren, reçoit DJ Zaataric pour un après-midi électronique inattendu.

 

Né à Jénine, Zaataric découvre la musique électronique dans son enfance grâce aux cassettes que lui ramenait son oncle. Il choisit d’étudier la musicologie générale à Naplouse et la guitare classique à Ramallah, puis apprend le oud en autodidacte.

 

Arrivé en Belgique en 2012, il découvre toutes sortes de styles musicaux. Il s’investit alors dans des groupes de reggae, de rock et renoue avec la musique électronique. Sa préférence va à la techno belge de la fin des années ‘80, qu’il décortique et analyse. Il aime composer dans ce style, tout en y ajoutant des sons très contemporains.

 

Depuis deux ans, Zaataric développe un univers musical, fruit de son parcours personnel, où les sonorités envoûtantes du oud, instrument emblématique de sa terre natale, dialoguent avec les pulsations hypnotiques de la transe techno. L’évocation de la Palestine irrigue toutes ses compositions. Dans cette musique principalement instrumentale, il emprunte parfois aux mots des autres. Ainsi, il insère des vers du poète Mahmoud Darwich ou bien ceux de sa femme, l’artiste Theartkemist, à qui il confie le soin d’exprimer sa pensée.

 

À travers cette alchimie singulière, il raconte la Palestine autrement : une Palestine vivante, vibrante, enracinée et contemporaine. Son nom de scène est d’ailleurs un clin d’œil au zaatar, ce thym sauvage qui pousse entre les pierres des montagnes palestiniennes : un symbole de résistance, de mémoire et de persévérance.

 

Son premier EP sort le 14 avril 2026.

ATELIER

 

OUD & TECHNO

Zaataric oud, DJ set

 

Des élèves primo-arrivants de l’Institut Bischoffsheim (Bruxelles-Ville) auront la chance de faire connaissance avec le joueur de oud et DJ palestinien Zaataric. Ils et elles découvriront son parcours personnel et musical entre la Palestine et la Belgique, ainsi que son univers esthétique singulier, où se mêlent techno et musiques arabes. L’artiste initiera ensuite les jeunes participant·es à la création d’un morceau de musique électronique, en les invitant à improviser ensemble et à ressentir l’énergie collective qui en émerge.

 

BRuMM

Bruxelles Musiques Migrantes

 

Depuis 2018, le festival BRuMM est dédié à la promotion des musiques migrantes à Bruxelles. Ville-Monde par excellence, avec plus de 180 nationalités différentes, Bruxelles est le lieu d’existence de répertoires musicaux très riches et d’une grande diversité. Les musiques venues d’ailleurs sont désormais d’ici. Elles se sont perpétuées et réinventées dans un contexte socioculturel bien différent des sociétés qui les ont vues naître. Elles font partie du patrimoine musical bruxellois. Avec le Festival BRuMM – Bruxelles Musiques Migrantes, nous souhaitons participer à leur décloisonnement en créant des espaces de rencontres, de connaissances et d’expériences partagées. Le festival allie concerts, journée d’études, résidence de créations, activités de médiation et productions audiovisuelles.

 

TRANSMISSIONS

Chaque année, les partenaires de BRuMM définissent un thème etmettent en place des dynamiques de médiation culturelle et d’éducation permanent. Constatant la richesse et la vitalité des pratiques de transmission, nous avons choisi de les placer au cœur de cette édition. Comment les musiques venues d’ailleurs se transmettent-elles dans la capitale ? Que signifie pour un.e artiste de transmettre sa culture dans un contexte bien différent de celui qui l’a vue naître ? À qui s’adresse cette transmission ? Dans quels contextes ? En quoi cela transforme-t-il son regard et sa pratique ?

INFOS : www.brummfestival.be

 

BRuMM est un projet coordonné par le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle (CBAI), en partenariat avec La Villa (centre culturel de Ganshoren), la Maison de la Création – MC Bockstael (Laeken), Le Senghor (centre culturel d’Etterbeek), le Centre culturel d’Uccle, en partenariat avec le Centre d’Etudes de l’Ethnicité et des Migrations  (CEDEM-ULg).