Passeurs interculturels

Le  CBAI est légitimement fier de ses collaborateurs extérieurs. Ceux-ci, témoins et acteurs des dynamiques interculturelles bruxelloises, constituent en effet des ressources précieuses. Ce qu’ils ont à partager avec nos publics en formation, ce ne sont pas seulement des savoirs théoriques ou techniques, mais bien la synthèse de leur expérience et de leur engagement personnel dans les questions interculturelles.

 

Cet engagement peut-être celui de professionnels expérimentés du travail socio-éducatif ou socio-thérapeutique, mais aussi celui de citoyens et de militants qui défendent les droits humains au nom d’une idée de la justice et de la solidarité, ou encore celui de porte-paroles et de témoins d’une histoire communautaire ou d’une trajectoire spécifique d’exil et de migration, voire même tout cela à la fois. Nous pourrions dire, dans une perspective d’éducation permanente, que ce sont des témoignages et des partages humains, destinés à des êtres humains.

 

Ces intervenants sont des personnes ancrées dans des réalités de terrain, ce dont ils parlent ne constitue pas une réalité extérieure pour eux. La complexité des processus de construction, voire de survie, identitaire fait partie intégrante de leur expérience de vie. Et c’est ce qui rend leurs témoignages si précieux et même incontournables : ils ne parlent pas d’autre chose que ce qu’ils connaissent eux-mêmes d’un savoir expérientiel.

 

Ce qu’ils partagent de façon pointue avec leur public en formation c’est précisément ce qu’il est important de savoir à propos des thématiques qu’ils abordent.

 

Telles sont les raisons qui nous ont conduits à proposer un répertoire de ces intervenants, passeurs interculturels, que nous pouvons recommander parce que nous les connaissons. Il s’agit de mettre ces ressources précieuses à la disposition des associations, des services ou des groupes de citoyens qui sont confrontés, sous diverses formes, aux questions suscitées par les relations interculturelles. Dans le contexte actuel de la vie à Bruxelles

 

Il nous semble en effet essentiel que se multiplient les lieux de rencontre et les moments d’échanges, de partage d’expériences et de discussions entre habitants de toutes origines.

 

Tous les intervenants sont ici présentés par une fiche personnelle détaillant les informations nécessaires à quiconque voudrait faire appel à leurs services : une brève présentation personnelle, une description générale de l’intervention proposée, quelques données techniques, les honoraires demandés.

FICHES DE PRÉSENTATION DES INTERVENANTES ET INTERVENANTS

Anaïs Carton

Contenu de l’intervention

L’intention de l’intervention est de donner à comprendre l’évolution des politiques migratoires belges, ainsi que la réalité et le fonctionnement des centres fermés en Belgique. Après un travail de contextualisation des politiques migratoire en Belgique, nous donnerons à entendre des témoignages de personnes qui sont passées par ces institutions. Ces témoignages, récoltés par le biais d’une enquête ethnographique, nous propose une lecture davantage personnelle de cette histoire. L’intervention interpelle sur le recours à la privation de liberté pour “gérer” la question migratoire dans un pays dit “d’accueil” et met ainsi la lumière sur la réalité, trop souvent tue, des centres fermés en Belgique.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenante

Anaïs Carton a une formation polyvalente ( juriste et politologue) et travaille actuellement au Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM). Elle s’est inscrite en soutien dans les luttes des personnes sans papiers, au Liban et en Belgique. C’est ainsi que la question, éminemment politique, de l’enfermement des personnes migrantes en centre fermé la mobilise particulièrement. Après un premier documentaire radiophonique musical réalisé en 2016 sur la communauté alévie à Bruxelles, elle réalise actuellement un second documentaire sur les centres fermés.

 

Collaboration éventuelle avec la co-réalisatrice de ce documentaire, Pauline Fonsny, qui est réalisatrice, philosophe et monteuse. Elle est également l’auteure du film A l’usage des vivants réalisé pour la commémoration des 20 ans de la mort de Sémira Adamu.

 

Anais et Pauline sont toutes deux engagées au sein du collectif Getting the voice out qui lutte contre les centres fermés en Belgique

Harun Özdemir

Contenu de l’intervention

Cette intervention proposera, à partir d’une présentation synthétique de l’histoire de la Turquie, de découvrir les causes de l’immigration turque en Europe, ses contextes et ses enjeux. La dimension historique permettra de comprendre les origines de la diversité ethnique, culturelle et religieuse en Turquie. Et un regard sur l’actualité politique montrera en quoi cette diversité est aujourd’hui menacée.

Parmi les minorités en Turquie, nous découvrirons plus particulièrement la communauté alévie, son histoire, ses croyances et ses rites ainsi que les menaces multiples auxquels elle est confrontée en exil sous la forme des difficultés de la transmission culturelle et identitaire, mais aussi en Turquie sous la forme de l’assimilation à l’Islam sunnite majoritaire.

La présentation permettra également de découvrir l’échiquier politique turc actuel (les partis, leurs orientations, les majorités et minorités, l’état des institutions).

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant

Harun Ozdemir, issu de l’immigration turque et membre de la communauté alévie, est né à Bruxelles. Il est actif depuis une vingtaine d’années dans le secteur associatif et il a organisé de nombreux évènements culturels (conférences, exposés, débats et concerts). Harun est également un Zakir, c’est-à-dire un musicien qui chante le répertoire traditionnel des chants sacrés alévi.

Ikram Maâfi

Contenu de l’intervention :

Les interventions peuvent prendre diverses formes :

• Journées de réflexion sur l’interculturalité en équipe

• Workshops renforçant la dynamique de groupe d’une équipe avec la dimension interculturelle et/ou religieuse comme moteur

• Supervision d’une équipe quant aux problématiques interculturelles qu’elle rencontre avec son / ses public.s et/ou entre les membres de l’équipe

• Accompagnement de cadres associatifs et/ou de leurs équipes autour des questionnements institutionnels systémiques en lien avec des problématiques interculturelles/et ou religieuses

• Accompagnement d’équipes d’intervenants psychosociaux EVRAS avec un focus sur les spécificités des interventions en milieu multiculturel

• Mise en pratique d’outils d’accompagnement en vue d’une distanciation vis-à-vis des normes religieuses vers une religiosité plus subjective (dans un contexte de discours polarisants de la part des patients/usagers).

Toutes les interventions sont précédées d’une analyse de la demande. S’en suit alors un accord sur la forme d’accompagnement la plus pertinente pour la structure.

L’accompagnement se voulant expressément non-directif, l’intervenante souhaite poser le cadre d’intervention subjectivement avec chaque demandeur.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Ikram Maâfi a une expérience associative dans la gestion de projets en tant que responsable pédagogique. Elle a principalement travaillé avec un public de femmes migrantes ainsi qu’au sein du secteur de la jeunesse. Elle a un parcours au sein d’un dispositif ethnopsychiatrique et propose depuis plus de cinq ans, seule et en co-thérapies, des suivis individuels, conjugaux et familiaux. D’abord bachelière en islamologie, elle a poursuivi un bac en conseil conjugal et familial, pour terminer, actuellement, un certificat universitaire en psychothérapie systémique à l’UCL.

Mamadou Bah

Contenu de l’intervention :

 

La Guinée précoloniale (les Almamy)

Dans cette présentation, l’objectif visé est de donner aux participants quelques éléments historiques sur la Guinée leur permet-tant d’appréhender les dynamiques qui ont forgé le visage des Guinéens.nes d’aujourd’hui. Il s’agira dès lors, dans un premier temps, de s’inscrire dans la durée pour pouvoir cerner le mode d’organisation sociopolitique et le rôle des Almanys dans la résistance contre la colonisation dans cette zone de l’Afrique Ouest (la Guinée). En filigrane, nous évoquerons les bouleversements occasionnés par les modalités de la colonisation française en 1891.

Dans un deuxième temps de notre fil rouge historique, il s’agit de toucher un autre aspect en questionnant l’indépendance sur l’aspect sociopolitique et en nous intéressant au régime de Sékou TOURE, dont le trait essentiel a été la domination du “parti-Etat” PDG.

Le troisième niveau de notre perspective historique, s’intéresse à la « démocratisation » des pays africains. Le président Mitterrand, le 20 juin 1990, a invité les pays africains à l’ouverture au pluralisme politique. Celui-ci deviendrait la condition de tout soutien des pays du Nord aux « pays en voie en développement ». Nous cernerons ainsi, sur le plan sociopolitique, l’impact de cette «ouverture ». A travers ces trois niveaux, nous dégagerons les grandes tendances qui expliquent l’immigration guinéenne, et sa spécificité.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Mamadou Bah est un citoyen Belge et Bruxellois, d’origine guinéenne, engagé localement au niveau des associations Bruxelloises. En l’occurrence, le collectif CADMI, structure crée par les anciens.nes du CBAI, qui ont bénéficié de la formation d’Agent de Développement et de Médiation Interculturelle. Mais aussi au niveau de sa communauté qui reste dans une dynamique de croissance à Bruxelles. Mamadou BAH est titulaire d’un master en sciences politiques, relations internationales, en Migration et dispose de l’expertise sur les questions interculturelles à Bruxelles. Il est très sensible à l’image déshumanisante de « l’autre immigré ».

Contenu de l’intervention :

L’arrivée des Guinéens.nes en Belgique est récente, (+/-1990). Elle est en forte croissance depuis les années 2000.L’objectif de cette formation consiste en une tentative de compréhension des dynamiques d’implantation des Guinéens.nes à Bruxelles. Afin de donner les clés permettant de comprendre les dynamiques, les enjeux et les modalités d’implantation de cette communauté. Cette volonté de compréhension touche à certains éléments centraux qui nous permettent de saisir ces dynamiques, ces modalités et ces enjeux : qu’il s’agisse de la dimension de leur nombre, de leurs lieux de résidence et de leurs localisations, ou enfin de leurs profils sociopolitiques, de leurs modes de structuration et de leurs rapports à la religion(l’Islam).

Nous ne disposons pas d’études scientifiques consacrées à cette communauté qui nous permettent d’étayer nos propos. Mais, pour enrichir notre propos, nous mobilisons des études que nous avons menées dans le cadre d’une étude de consultance portant sur la communauté Guinéenne. Il apparait ainsi que les Guinéens.nes présentent un profil à fort besoin d’alphabétisation ayant tendance à se concentrer à Bruxelles, dans les quartiers populaires du centre de la ville : des petits entrepreneurs (commerces), une dynamique de fémini-sation de la migration guinéenne, une forte religiosité…Il faut constater un mode de structuration tourné vers le pays d’origine, car calqué sur l’organisation politico-administrative du pays d’origine, avec des relents ethno-régionaux.

Cette formation porte sur une tentative de compréhension et de décodage des dynamiques d’implantation des Guinéens.nes à Bruxelles.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Mamadou Bah est un citoyen Belge et Bruxellois, d’origine guinéenne, engagé localement au niveau des associations Bruxelloises. En l’occurrence, le collectif CADMI, structure crée par les anciens.nes du CBAI, qui ont bénéficié de la formation d’Agent de Développement et de Médiation Interculturelle. Mais aussi au niveau de sa communauté qui reste dans une dynamique de croissance à Bruxelles. Mamadou BAH est titulaire d’un master en sciences politiques, relations internationales, en Migration et dispose de l’expertise sur les questions interculturelles à Bruxelles. Il est très sensible à l’image déshumanisante de « l’autre immigré ».

Contenu de l’intervention :

Le caractère islamique est l’une des particularités de la présence guinéenne à Bruxelles, comparativement à d’autres communau-tés d’origines subsahariennes. L’objectif de cette formation vise à montrer les différentes tendances de l’Islam qui traversent cette communauté, quels en sont les acteurs, leurs modes d’action et les enjeux. Dans l’espace communautaire deux courants rivalisent en effet pour le contrôle social communautaire. Le courant salafiste-wahabite, et le courant traditionnel à résonnance soufie (l’héritage du Fouta-Djallon). Des enjeux citoyens ne consisteraient-ils pas à promouvoir des lieux où la diversité culturelle est présente ?

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Mamadou Bah est un citoyen Belge et Bruxellois, d’origine guinéenne, engagé localement au niveau des associations Bruxelloises. En l’occurrence, le collectif CADMI, structure crée par les anciens.nes du CBAI, qui ont bénéficié de la formation d’Agent de Développement et de Médiation Interculturelle. Mais aussi au niveau de sa communauté qui reste dans une dynamique de croissance à Bruxelles. Mamadou BAH est titulaire d’un master en sciences politiques, relations internationales, en Migration et dispose de l’expertise sur les questions interculturelles à Bruxelles. Il est très sensible à l’image déshumanisante de « l’autre immigré ».

Mélody Nenzi

Contenu de l’intervention :

De nombreuses institutions instaurent un Règlement d’Ordre Intérieur et un cadre de travail établissant la « neutralité exclusive » (tous les signes convictionnels sont exclus, les apparences ET les actes doivent êtres neutres) afin de garantir « théoriquement » une politique institutionnelle équilibrée pour tous. Cependant, à bien des égards, la gestion institutionnelle inclusive (seuls les actes sont neutres, les signes convictionnels sont admis) pourrait offrir un cadre plus approprié tant envers les travailleurs des institutions que des publics qu’ils accueillent, d’autant plus qu’aujourd’hui Bruxelles est une ville très multicuturelle.

L’intervention proposée, en respectant le cadre institutionnel (objet social, ROI, droits et devoirs des travailleurs et de l’institution, organisation du travail, projets socio-culturels, projet pédagogique…) donnera des pistes pour la mise en œuvre d’une gestion inclusive. Cela afin de donner à chaque acteur du projet de l’institution la reconnaissance de son identité et de sa culture. Grâce à des modalités d’actions multiples, cette nouvelle gestion permettra à la fois de travailler sur le bien-être des travailleurs mais aussi de renforcer et soutenir les projets collectifs de l’institution en promouvant une justice sociale plus équitable.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenante :

Mélody Nenzi a une longue expérience de terrain dans la gestion d’asbl, de projets et d’équipe dans les secteurs de la petite enfance et de l’enfance, de l’éducation permanente, des projets de cohésion sociale et d’éducation à l’environnement. Après ses études d’assistante en psychologie, elle a poursuivi d’autres formations et études telles que la formation d’agent de développement et de médiation interculturelle (BAGIC), une licence spéciale en gestion du non-marchand, un master en ingénierie et action sociales et une formation à la gestion d’équipe sociocratique.

Travaillant par conviction dans un milieu interculturel, elle a réalisé une recherche et développé une méthodologie pratique afin de mettre en œuvre une gestion inclusive

Reza Kazemzadeh

Contenu de l’intervention :

Les objectifs :

• Analyser ce que l’on entend par « culture ». Quelles fonctions ? Quelles représentations ?• Comprendre le phénomène de « Crise » lié au contexte de déculturation vécu par les personnes exilées, les changements provoqués par cette crise au sein de la famille nucléaire et ses conséquences en termes de stratégies mises en place pour sortir de cette crise.

• Intégrer le rôle du contexte dans l’observation des difficultés personnelles.

• Donner sa juste place à l’histoire personnelle dans la compréhension de la situation de la personne exilée.

• Fixer un cadre dans la relation d’aide.

Le contenu :

L’immigration volontaire ou forcée (le cas de beaucoup de demandeurs d’asile) représente un moment de crise, de questionnement sur soi, sur ses manières d’être ou de faire, sur l’autre et sur la vie en général. Elle constitue une période de vie très éprouvante, difficile mais aussi importante car c’est justement à ce moment-même que certaines bases importantes des stratégies concernant la vie dans le pays d’accueil commencent à se dessiner. Dès le début de la formation, il s’agira de croiser ce que peuvent apprendre les approches d’ethnopsychiatrie et systémique avec le vécu et la compréhension intuitive des participants de ce que les différents concepts comme la culture, la multicultura-lité, les systèmes de parentés aussi bien que les phénomènes divers tels que la déculturation, la crise et la précarité sociale peuvent vouloir dire dans le contexte spécifique de l’asile et de l’immigration. Par souci d’ordre pédagogique et dans le but de mieux appréhender la com-plexité de la question de l’interculturalité dans le contexte de l’immigration, nous présenterons un tableau qui prend en compte les apports de différentes approches anthropologiques, sociologiques et psychologiques, répartis selon les différents moments importants de la vie des immigrés. Tout le long de la formation, les concepts théoriques généraux sont abordés en lien avec les situations pratiques, pour devenir des outils que les participants pourront facilement s’approprier pour les prendre en compte dans leurs interventions.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Né en Iran, Téhéran, en 1965, Reza Kazemzadeh est arrivé en Belgique en 1987. Licencié en psychologie clinique à l’ULB et en psychothé-rapie familiale à l’UCL. Aujourd’hui belge, il est spécialisé en psychologie des relations interculturelles. Depuis 2014, il est directeur du Centre Exil, un service de santé mentale qui propose un accompagnement global aux demandeurs d’asile et réfugiés politiques qui ont été victimes de torture et/ou de violence organisée dans leur pays d’origine. Grâce à une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle, le Centre Exil propose un accompagnement thérapeutique, individuel, familial ou en groupe.

Reza Kazemzadeh est également formateur, superviseur et conférencier.

Il a beaucoup travaillé sur les questions de la famille en exil et a contribué par des articles à la littérature sur ces sujets.

Contenu de l’intervention :

En nous référant aux approches d’ethnopsychiatrie et de systémique, nous développerons l’idée que pour mieux appréhender la situation des personnes venant d’ailleurs, les apports anthropologiques (la connaissance de la culture d’origine, ses traditions, ses systèmes de parenté et de croyances, …) et sociologiques (le statut social, le sexe, venant de la ville ou de la campagne etc.) doivent être complétés par une connaissance approfondie de la situation des exilés en Belgique. Dans ce sens le paradigme de crise nous aidera justement à mieux rendre compte de ce contexte de l’immigration. La notion de crise fait directement référence à un évène-ment très important dans la vie de l’immigré, qui joue également un rôle fondateur dans son histoire : la rupture entre la personne et son contexte écologique de vie.

Dans ce cadre, la culture peut être représentée comme une boîte à outils qui sert en premier lieu à résoudre des problèmes concrets de la vie actuelle ou future des acteurs et donc elle ne doit pas systématiquement être interprétée comme un clin d’œil vers le passé. Dans cette perspective, la culture participe activement à la mise en place de stratégies pour, d’abord sortir de la crise et, ensuite, construire l’avenir.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Né en Iran, Téhéran, en 1965, Reza Kazemzadeh est arrivé en Belgique en 1987. Licencié en psychologie clinique à l’ULB et en psychothérapie familiale à l’UCL. Aujourd’hui belge, il est spécialisé en psychologie des relations interculturelles.

Depuis 2014, il est directeur du Centre Exil, un service de santé mentale qui propose un accompagnement global aux demandeurs d’asile et réfugiés politiques qui ont été victimes de torture et/ou de violence organisée dans leur pays d’origine. Grâce à une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle, le Centre Exil propose un accompagnement thérapeutique, individuel, familial ou en groupe.

Reza Kazemzadeh est également formateur, superviseur et conférencier. Il a beaucoup travaillé sur les questions de la famille en exil et a contribué par des articles à la littérature sur ces sujets

Daniela Novac

Contenu de l’intervention :

• La famille, valeur fondamentale et centrale chez les Roms.

• La composition de la famille et les différents rôles dans le système familial.

• La fonction de transmission et d’éducation de la famille.

• Questions relatives aux relations de la famille rom avec la société extérieure

 

Brève présentation du parcours de l’intervenante :

Daniela Novac est médiatrice sociale pour personnes sans-abri, Asbl Diogenes, Elle amène son expertise de la population Rom, par exemple lors des conférences de la Plateforme nationale pour l’intégration des Roms (santé, logement, éducation, emploi).

Elle est aussi consultante (projets européens SMILE, KEY-ROMA, META). Elle assure des formations, telle celle au CPAS de Bruxelles (mars 2018) sur la multi-vulnérabilité des familles Rom, et l’éducation des enfants Rom.

Contenu de l’intervention :

• Qui sont les Roms ? D’où viennent-ils (nationalités, origines, parcours) ?

• Présentation de différentes données objectives (démographiques, historiques, sociologiques) sur la situation des Roms, en Europe et à Bruxelles.

• Quelques caractèristiques culturelles et observations de terrain, mise en contextes de l’identité rom.

• Nécessité de différencier les groupes roms et de prendre en compte leur diversité pour pouvoir décoder leurs fonctionnements et leurs cultures spécifiques.

• Les différentes croyances et valeurs des Roms

 

Brève présentation du parcours de l’intervenante :

Daniela Novac est médiatrice sociale pour personnes sans-abri, Asbl Diogenes, Elle amène son expertise de la population Rom, par exemple lors des conférences de la Plateforme nationale pour l’intégration des Roms (santé, logement, éducation, emploi).

Elle est aussi consultante (projets européens SMILE, KEY-ROMA, META). Elle assure des formations, telle celle au CPAS de Bruxelles (mars 2018) sur la multi-vulnérabilité des familles Rom, et l’éducation des enfants Rom.

Contenu de l’intervention :

La question du statut de la femme rom dans sa famille et sa communauté. Quelles sont les attentes normatives de son monde culturel envers elle : entre reconnaissance, respect, responsabilités, contraintes et autonomie possible. Cette intervention abor-dera aussi les modalités du mariage chez les familles roms ainsi que les rôles et attentes respectives dans le couple

 

Brève présentation du parcours de l’intervenante :

Daniela Novac est médiatrice sociale pour personnes sans-abri, Asbl Diogenes, Elle amène son expertise de la population Rom, par exemple lors des conférences de la Plateforme nationale pour l’intégration des Roms (santé, logement, éducation, emploi).

Elle est aussi consultante (projets européens SMILE, KEY-ROMA, META). Elle assure des formations, telle celle au CPAS de Bruxelles (mars 2018) sur la multi-vulnérabilité des familles Rom, et l’éducation des enfants Rom.

Alexandre Ansay

Contenu de l’intervention :

La question qui nous intéresse (quand je dis nous, je dis celles et ceux avec lesquelles j’ai mis sur pied des projets éducatifs portés par des associations actives en RBC) : quelles propositions peut-on adresser à des individus adolescents ou des jeunes adultes confrontés à diverses formes d’errance sociale et culturelle, à des êtres « dés affiliés » qui se vivent à la fois comme relati-vement étrangers à leur univers familial et hostiles aux institutions traditionnelles de l’Etat ?

Il existe évidemment plusieurs réponses à cette question. Celle qui nous a occupée et qui a retenu notre attention, celle qui nous a guidés dans la construction de notre intervention sociale et éducative est d’ «inspiration initiatique». Par «inspiration initiatique», il s’agit de prendre en considération le fait qu’il existe, tapis dans la sagesse des peuples, depuis la nuit des temps, des rituels dits initiatiques qui permettent à des groupes spécifiques de fabriquer des êtres sociaux sociaux et culturels, capables de construire une vie de paix et de dignité.

Je propose dans le cadre de mon intervention d’explorer, à l’aide de sources anthropologiques et en me référant aux enseigne-ments de l’ethnopsychiatrie (Tobie Nathan) et de la Clinique de la Multiplicité (Lucien Hounkpatin), les composantes de ces formes de ritualités dédiées à la fabrication culturelle des humains. Quelles sont les logiques dont elles procèdent ? Quels sont les outils qu’elles activent ? Comment continuent-elles à se déployer, sous d’autres formes, dans nos sociétés laïcisées, à univers unique, bien que ces dernières témoignent à leurs égards d’un aveuglement et d’une surdité qui confinent au mépris ?

Cette exploration des logiques à l’œuvre dans les vécus initiatiques nous permettra d’envisager de quelle manière il est possible de nous en inspirer pour adresser à des individus qui développent une appétence pour des « expériences limites », des propositions qui enrichissent la construction sociale et culturelle de leur existence.

 

Brève présentation du parcours de l’intervenant :

Alexandre Ansay a été responsable pédagogique du dispositif de recherche action « Hard », de 2001 à 2011, dans le cadre d’un consortium associatif européen regroupant des opérateurs situés en RBC, à Madrid et Seville. Ce projet de recherche visait à mettre sur pied, sous la forme d’un parcours de formation de futurs éducateurs spécialisés, incluant différentes séquences caractérisées par des expériences intenses. Ce projet a été reconnu par les pouvoirs publics bruxellois et par l’Enseignement de promotion sociale. Les résultats de cette recherche ont été formalisés dans le cadre d’une formation suivie à l’Université de Paris 8, (« Pratiques cliniques avec les familles migrantes »). Alexandre Ansay est ensuite devenu Coordinateur du Centre régional d’apui à la Cohésion sociale dont les missions ont été confiées au CBAI, institution pour laquelle il travaille depuis 2006 et dont il est directeur depuis 2020.