fil rss

Septembre 2012 | n° 305
Un monde pour tous
Ce dossier couvre une large gamme de thèmes liés à la problématique des personnes handicapées. Situation familiale, affective, professionnelle ; positionnement social, prise en charge par les instances, capacité d’accueil des infrastructures ; perception de la personne handicapée au sein de sa famille, à travers le filtre des valeurs, des croyances religieuses, traditions et antécédents… sont certains des talus d’approche que nous avons empruntés.

Sommaire
[Édito] Un monde pour tous
Kenan Görgün
Handicapés physiques, mentaux, citoyens souffrant de maladies de l’âme, qui les empêchent de trouver leur place dans la société, ils sont les invités d’honneur de ce numéro. Si ces articles, ces expériences et témoignages donnent un aperçu des difficultés qui sont les leurs, ils nous transmettent aussi une incroyable force de vie. Et, si nous tachons de mettre le doigt sur les manques et les fragilités, nous nous efforçons de ne pas oublier quels exemples de persévérance et de réussite nous sont offerts en partage.
L’inquiétante étrangeté
Ali Aouattah
Pourquoi les différences, quand elles s’affichent chez l’autre, nous dérangent, suscitent la peur, voire l’aversion et/ou le rejet? Comment lever les barrières visibles et invisibles entre les personnes souffrant de handicaps physiques, de retards ou de maladies de l’âme, et celles qui se considèrent comme normales?
[+] Le handicap : de la différence au métissage
Gilles Bui-Xuân, Roy Compte & Jacques Mikulovic
 
SUPPLÉMENT AU DOSSIER
 
La société française semble avoir découvert le métissage avec l’expression "black, blanc, beur" qui a fleuri en 1998 lors de la victoire de l’équipe de France en Coupe du monde de football. C’était alors l’élan de tout un peuple vers ce qui pouvait paraître illustrer la réussite d’une politique, d’un système, d’une société se voulant intégratrice. La culture du handicap en France s’arc-boute sur un principe d’égalité et de non discrimination que la notion de métissage pourrait éclairer justement et positivement parce qu’elle ouvre sur des horizons nouveaux.
Extrait de l’article paru dans l’ouvrage "Sport adapté, handicap et santé", sous la direction de Roy Compte, Gilles Bui-Xuân et Jacques Mikulovic, co-édition FFSA-AFRAPS, Montpellier, 2012, pp. 449-462. Avec l’aimable autorisation de Gilles Bui-Xuân.
Article en supplément au dossier
Tous égaux ?
Véronique Ghesquière
Que prévoit la législation belge et internationale en matière de discriminations fondées sur le handicap ? Petit historique des textes de loi et des défis et limites liés à leur mise en œuvre, notamment en matière d’aménagement raisonnable.
Les employeurs face aux personnes handicapées
Patrick Scharnitzky
IMS-Entreprendre pour la Cité est une association française qui compte quelque 230 entreprises engagées dans des démarches de responsabilité société, comme l’accès à l’emploi et à la diversité. L’étude sur les stéréotypes des entrepreneurs envers les handicaps, commanditée en 2011, révèle que les personnes handicapées sont "appréciables mais inemployables". Des conclusions qui pourront aussi faire réfléchir les managers en Belgique sur leurs propres préjugés.
Handicapé clandestin
Xavière Remacle
A l’heure où la majorité des handicapés veulent faire oublier leur différence pour être traités le plus possible "comme tout le monde", il est une catégorie qui souhaite ardemment le contraire : les handicapés dits invisibles. Ils ont tous en commun de susciter l’incompréhension voire le déni parce que leur handicap n’est pas apparent. Beaucoup d’entre nous ont entendu parler des douleurs chroniques ou des désordres psychiatriques comme les troubles bipolaires, les TOC, les phobies. Mais dans la liste, il reste une catégorie encore plus clandestine qualifiée d’handicap "léger" : les troubles de l’apprentissage. Ce qualificatif de léger qui se veut rassurant désespère celui qui en est atteint. Car léger ne veut pas dire sans lourdes conséquences.
[+] Handicapé clandestin
Xavière Remacle
 
SUPPLÉMENT AU DOSSIER
 
A l’heure où la majorité des handicapés veulent faire oublier leur différence pour être traités le plus possible "comme tout le monde", il est une catégorie qui souhaite ardemment le contraire : les handicapés dits invisibles. Ils ont tous en commun de susciter l’incompréhension, voire le déni, parce que leur handicap n’est pas apparent. Beaucoup d’entre nous ont entendu parler des douleurs chroniques ou des désordres psychiatriques comme les troubles bipolaires, les TOC, les phobies. Mais qui pense à cette catégorie encore plus clandestine, qualifiée par la nosographie d’handicap "léger" et qu’on appelle "les troubles de l’apprentissage" ? Ce qualificatif de léger qui se veut rassurant désespère pourtant celui qui en est atteint. Car léger ne veut pas dire sans lourdes conséquences, en particulier sur la scolarité et l’avenir professionnel.
Article en supplément au dossier
Dieu des âmes et des corps
Par Kenan Görgün
Dieu est un et unique, dit-on. Est-il le même pour les personnes handicapées ? Ou bien Dieu considère-t-il les handicapés comme ses enfants au même titre que les êtres "normaux" ? La question - décalée ?, mal formulée ?, choquante ? - est le fruit d’une problématique teintée de superstition et de résignation : la perception du handicap dans les familles musulmanes.
Quand on croule sous le poids du réel
Gisèle Snyers
Depuis seize ans, Famisol offre ses services d’aide précoce, d’accompagnement pour enfants porteurs de handicap(s) et d’accueil familial de courte durée. Son équipe est à l’écoute et agit pour que l’enfant avec handicap ait réellement droit de cité et puisse nous apporter un supplément d’humanité.
 
VIDEO EN SUPPLÉMENT AU DOSSIER
Chercher une place en garderie n'est pas de tout repos. Et c'est encore plus difficile lorsqu'un enfant porte un handicap et a des besoins particuliers. Témoignage de la mère d'Héloïse. [3'26, Centraide du Grand Montréal] 
Parler avec les mains, écouter avec les yeux
Claudia Cassano
Combien de langues sont reconnues officiellement en Belgique ? Si vous pensez que la bonne réponse est trois, vous n’avez pas considéré les langues des signes. Langues au pluriel, car elles sont deux reconnues sur le seul territoire belge (la langue des signes de la Belgique francophone et la Vlaamse Gebarentaal en Flandre) auxquelles s’ajoute la langue des signes allemande. Les langues des signes sont numériquement proportionnelles aux langues orales, et pourtant elles ont suivi leur propre développement, loin d’être la simple reproduction en signes des langues parlées.
débutprécédent12suivant fin