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Etre juif : des identités multiples
N°298-299 - Déc. 2011/Jan. 2012
Les Juifs vivent dans nos contrées depuis le XIIIème siècle, connaissant des vagues de migration successives au gré de l’histoire, des exclusions sociales aux expulsions et massacres. Parmi les pages sombres, le nazisme a exterminé quasi la moitié des juifs de la "Belgique docile", en référence au livre paru en 2007 et signé Rudi Van Doorslaer (dir), Emmanuel Debruyne, Frank Seberechts et Nico Wouters.
Aujourd’hui, l’immigration s’est tarie, et la majorité s’est intégrée à la société. Intégrée mais pas assimilée. Car, à quelque communauté qu’ils appartiennent, des libéraux aux orthodoxes, les Juifs ont à cœur de défendre leur identité, leur culture, ou leur religion, dont nous pourrions dire qu’il existe autant de définitions que de Juifs.
Néopentecôtisme : un radeau de fortune ?
N°297 - Novembre 2011
En Belgique, les Eglises néopentecôtistes connaissent un essor remarquable depuis les années 1980 et sont le plus souvent portées par des pasteurs migrants ou d’ascendance migrante, en majorité Congolais et Brésiliens. Il ne nous appartient pas de nous positionner sur la légitimité de ces Eglises, mais bien de les examiner sous différentes facettes : dans leur perspective transnationale, comme lieu de solidarité avec les migrants, comme espace d’intégration ou de repli communautaire. Autant de questions abordées avec des observateurs attentifs.
Toute société est métisse
N°296 - Octobre 2011
Le métissage ne serait-il pas la chance de nos sociétés multiculturelles en ce sens qu’il insiste sur la conjonction entre "le même" et "l’autre"? Dans son "Plaidoyer pour un monde métis", l’anthropologue Alexis Nous nous invite à passer à table : "Dans le métissage, les composantes créent un nouvel ensemble, un nouvel être-ensemble, sans perdre leur identité, leur nature, leur histoire. La composition du minestrone ou du gaspacho relève du métissage, qui permet de reconnaître riz et légumes ou tomates et concombres ; la julienne en est loin". Dans ce cas, gaspacho pour tous !
L’école du futur dans nos sociétés multiculturelles
N°295 - Septembre 2011
D’ici 2017, la politique d’enseignement devra créer 10 000 nouvelles places dans les écoles en Communauté française. Un défi quantitatif qui s’accompagne d’un autre : relever la qualité de notre enseignement. Nos modèles pédagogiques et les valeurs qui les sous-tendent sont ainsi questionnés. Faire un pas de côté et lorgner vers les pédagogies dites alternatives ou innovantes peut être salutaire, histoire de changer de point de vue. Car, après tout, c’est de nos enfants qu’il s’agit, et du futur de notre société. Notre société où se développe aussi une autre école, celle des peurs irraisonnées et de la haine de l’étranger, avec des maîtres et des élèves zélés, comme le fanatique d’Oslo, Anders Behring Breivik.
Travailleurs de l’ombre
N°294 - Juin 2011
La flexibilisation du marché de l’emploi est une réalité en Belgique, comme ailleurs: un marché de l’emploi de plus en plus flexible, avec le risque d’une protection sociale minimale. Dans ce contexte, les personnes étrangères, immigrées, en situation régulière ou non, constituent une main-d’œuvre particulièrement vulnérable. Elles occupent des secteurs désertés par les nationaux, parce que moins rémunérés, parce que moins prestigieux. Ce que d’aucuns appellent les délocalisations sur place.
Genre rage !
N°293 - Mai 2011
Le genre n’est pas le sexe. Le genre est une construction sociale, évoluant dans le temps et l’espace, et donc soumise à des interprétations variant selon les cultures. Quel rôle le genre joue-t-il dans les migrations et les relations interculturelles ? Ou dans l’autre sens : quel est l’impact des migrations et des relations interculturelles sur les perceptions du genre ? Dans cette comédie humaine, présupposés et stéréotypes fusent de toutes parts…
Belgique chérie
N°292 - Avril 2011
La société belge, comme d’autres, est porteuse de mythes sur base desquels elle construit son Histoire, que ceux-ci s’apparentent à une légende ou à un fait. En attendant de revisiter les fondements de notre mère patrie, lorsque que nous entendrons, l’injonction « Qu’ils s’intègrent ! », à propos des « étrangers », demandons-nous à quelles valeurs exactement et sur quel socle s’est construit l’identité nationale.
Numéro double: L’argent autrement/Travailleurs immigrés et sans papiers: quelle place dans les syndicats?
N°290-291 - Février-Mars 2011
Dans leurs « valises invisibles », pour reprendre la belle expression de l’écrivain Tahar Ben Jelloun, les migrants ont emporté avec eux un rapport à l’argent parfois différent et, partant, d’autres philosophies de vie. Dans le premier dossier vous découvrirez que l'argent des migrants, il y a beaucoup à en dire: comment il est dépensé, quelles solidarités se tissent avec leur famille restée au pays, quel est l'impact financier sur l'économie du pays d'origine. A l’ère de la mondialisation de l’économie néolibérale et des flux migratoires, le second dossier interroge la place des travailleurs et travailleuses issus de l’immigration, étrangers ou sans papiers, dans les syndicats en Belgique.
Comprenne qui pourra
N°289 - Janvier 2011
Consultation médicale, rendez-vous au CPAS, à l’ONE ou chez l’avocat, réunion de parents : les interprètes en milieu social courent d’un bout à l’autre de la ville pour assurer la communication entre un professionnel du secteur non marchand et la personne qui ne parle pas français ou trop peu. Cette relation à trois s’organise selon des règles rigoureuses : neutralité, confidentialité, impartialité, non intervention, restitution objective et intégrale. Entre l’écoute et le soutien, les interprètes sont des acteurs de l’interculturalité qui, sans conteste, contribuent à favoriser l’accueil et l’intégration des étrangers.
Interculturalité : quelles avancées ?
N°288 - Décembre 2010
Les 68 recommandations du rapport des Assises de l’Interculturalité pour certaines audacieuses, pour d’autres frileuses, mais en tous cas concrètes. Dans notre société, il n’existe pas seulement des droits, mais aussi des devoirs, réciproques, à s’ouvrir à l’autre (qu’il soit «majoritaire» ou «minoritaire», peu importe après tout) et à trouver des solutions, qui prennent souvent la forme de compromis. Avec l’intime conviction que la société a tout à y gagner.
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